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    <title>vers</title>            
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    <description>Index de vers</description>        
    <language>fr</language>            
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      <title>Théâtre mirlitonesque, Mirlitonnades : valeur du « petit » chez Jarry et Beckett</title>              
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      <description>                                En 1906, Alfred Jarry conçoit une collection intitulée Théâtre mirlitonesque, composée d’opérettes et de petits Ubu. Soixante-cinq ans plus tard, Samuel Beckett publie un recueil de poèmes minimalistes, les Mirlitonnades. L’un et l’autre titres, composés sur le radical « mirliton », semblent décrier par avance la qualité de l’œuvre : le mirliton est un mauvais vers. La part de dérision est certaine, mais la déclaration est aussi ironique. Sous les formes de petite poésie, les vers de Jarry et Beckett posent la question de la valeur du langage poétique. Le vers de Jarry est un vers de théâtre, chanté par des marionnettes, bouffon, irrégulier. Celui de Beckett est le vers de poèmes miniatures au bord du silence. Si le même mot peut apparaître au titre de ces deux recueils, qualifier des vers de nature différente, c’est que le « mirliton » est une catégorie empirique et critique qui se déplace avec la règle. Il ne désigne pas une sorte de vers, mais un travail de l’idée du vers et de sa valeur par le poème. Le vers mirlitonesque, celui des Mirlitonnades, sont deux visions du mauvais vers, deux expériences historiques du langage. Par-delà la radicale altérité de deux poétiques du petit, des parentés se dessinent : le mirliton brouille le sens, organise des jeux de sons et de mots. Il se donne lui-même comme discours fou. Cette parole folle, c’est le poème, qui invente des voies nouvelles vers le sens et les conditions de sa valeur. In 1906, Alfred Jarry put together a collection of texts entitled Théâtre mirlitonesque which included operettas and short Ubu texts. Sixty five years later, Samuel Beckett published a collection of minimalist poems entitled Les Mirlitonades. Both titles, formed on the French word “mirliton1”, seem to disqualify the value of these works in advance since the French word “mirliton” refers to bad poetry. This declaration is most certainly to be taken as self-mocking, but also ironic. Through the form of low poetry, Jarry’s and Beckett’s verse address the question of the value of poetic language. On the one hand, Jarry’s verse pertains to drama, it is grotesque and irregular and sung by puppets. On the other hand, Beckett’s verse comes in the form of miniature poems verging on silence. If the same word is used in the titles of such different collections it is indeed because “mirliton” is an empirical critical category whose meaning follows the changes of rules. The word does not designate a type of verse but a consideration of the idea of verse and of its value through the poem. The mirlitonnesque verse, and that of Mirlitonnades, offer two visions of “poor poetry,” two historical experiences of language. Beyond two radically different poetics of the “small,” similarities can be traced: the “mirliton” blurs meaning and orchestrates plays on sounds and words. It presents itself as “mad”. And the mad discourse is the poem, as it creates new paths towards meaning and new conditions for its value.                              </description>                    
      <pubDate>lun., 04 déc. 2017 16:58:38 +0100</pubDate>            
      <lastBuildDate>sam., 10 févr. 2018 16:11:57 +0100</lastBuildDate>                
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