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    <title>usurpation</title>            
    <link>http://revueties.org/entree/index.php?/la-mise-en-scene-de-l-imposture-la-piece-we-righteous-bombers-de-kingsley-bass-jr-ed-bullins-dans-le-black-arts-movement/l-usurpateur-et-son-double-le-trouble-de-la-couleur-dans-the-tragedy-of-pudd-nhead-wilson-1893-1894-de-mark-twain/1264-</link>        
    <description>Index de usurpation</description>        
    <language>fr</language>            
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      <title>L’usurpateur et son double : le trouble de la couleur dans  The Tragedy of Pudd’nhead Wilson (1893-1894)  de Mark Twain</title>              
      <link>http://revueties.org/entree/index.php?/ties/troublantes-usurpations/1271-l-usurpateur-et-son-double-le-trouble-de-la-couleur-dans-the-tragedy-of-pudd-nhead-wilson-1893-1894-de-mark-twain</link>            
      <description>                                À travers la mise en scène d’une intrigue de l’usurpation raciale où les identités du maître et de l’esclave se révèlent interchangeables, Mark Twain dénonce dans The Tragedy of Pudd’nhead Wilson (1893-1894) la juridiction qui définit les identités raciales dans le double contexte de l’esclavage (1830-1850) et de la ségrégation qui se met en place aux lendemains de la Reconstruction. Par la réinterprétation d’un intertexte gothique, l’intrigue de l’usurpation tient lieu de contre-fiction que le récit oppose aux « fictions » légales et sociales qui définissent la couleur pour mieux les désigner comme telles, et déconstruire ce faisant l’idéologie qui les sous-tend. Sur un mode satirique, l’obsession aristocratique du « sang pur », de l’origine et des lignées se fait l’expression des principes pseudo-biologiques de l’ascendance lointaine (descent rule) et de la « goutte de sang noir » (one-drop rule), motif que le récit articule symboliquement avec ceux de la trace et de l’empreinte digitale. À l’usurpation répond une problématique naturaliste de la lisibilité de l’origine que le récit subvertit en en proposant une réinterprétation gothique. Stade ultime de la déconstruction de la juridiction raciale, l’apparent rétablissement de l’ordre fait du tribunal un théâtre de l’absurde où les catégories raciales, sociales et juridiques qui permettent de tracer la ligne de couleur se révèlent performatives. Mark Twain’s Tragedy of Pudd’nhead Wilson (1893-1894) denounces the racial laws of the antebellum and post-Reconstruction periods through a usurpation plot in which the identities of master and slave prove interchangeable. Through the reinterpretation of a gothic intertext, the usurpation plot acts as a counter-fiction exposing racial laws and practices as “fictions” while deconstructing the underlying racialist ideology. On a satirical mode, the aristocratic obsession with “blood purity,” origins and genealogical lines serves as an idiom expressing the pseudo-biological rules of “descent” and of the “drop of black blood” – a motif which the text explores by articulating it with traces and fingerprints. The usurpation plot gives way to a naturalist reading of origins which the text subversively converts into gothic terms. The deconstruction of racial laws reaches a climax with the seeming restoration of order, as the court turns into a theater of the absurd where racial, social and legal categories establishing the color line prove to be performative.                             </description>                    
      <pubDate>mar., 24 oct. 2023 15:48:04 +0200</pubDate>            
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      <title>La mise en scène de l’imposture : la pièce  We Righteous Bombers  de Kingsley Bass Jr. / Ed Bullins dans le Black Arts Movement</title>              
      <link>http://revueties.org/entree/index.php?/ties/troublantes-usurpations/1260-la-mise-en-scene-de-l-imposture-la-piece-we-righteous-bombers-de-kingsley-bass-jr-ed-bullins-dans-le-black-arts-movement</link>            
      <description>                                Tant par son fond que par sa forme, la pièce de théâtre We Righteous Bombers, écrite par Ed Bullins sous le pseudonyme de Kingsley Bass Jr. en 1969, fut l’occasion de mettre en scène une imposture à grande échelle. Elle fut produite au cœur du Black Arts Movement, mouvement littéraire et artistique africain-américain qui entendait amorcer une révolution culturelle et épistémologique – notamment dans le domaine de l’esthétique – en proposant des œuvres susceptibles de transformer la communauté noire de manière individuelle et collective. Bullins se joua des préceptes du Black Arts Movement et fit passer un plagiat éhonté d’Albert Camus pour une pièce révolutionnaire, incarnation supposée d’un nouveau théâtre noir. La découverte de la supercherie fut un camouflet infligé aux chefs de file du Black Arts Movement, tout autant que l’occasion de s’interroger sur les limites idéologiques et formelles du théâtre noir proposé à cette époque. La pièce, elle, ne fut pas immédiatement enterrée par la controverse et parvint même à s’infiltrer à l’université, où elle figura au sommaire d’un ouvrage de référence fréquemment utilisé par les universitaires.  Be it from its content or its form, the play We Righteous Bombers—written by Ed Bullins under the pen name of Kingsley Bass Jr. in 1969—gave rise to a large scale deception. It was produced right in the middle of the Black Arts Movement, an African-American literary and artistic movement which aimed at setting a cultural and epistemological revolution in motion by offering works of art likely to transform the black community, both individually and collectively. Bullins defied the tenets of the Black Arts Movement and shamelessly plagiarized Albert Camus to make it look like a genuine revolutionary play, the epitome of the new black theatre. Bullins’s deception was a snub for the leaders of the Black Arts Movement, but it also provided an opportunity to question the ideological and formal limits of the black theatre. As far as the play itself was concerned, the controversy was not enough to bury it altogether and it survived for a while within the academy, We Righteous Bombers being listed in one of the most frequently used anthologies on American campuses.                              </description>                    
      <pubDate>mar., 24 oct. 2023 15:00:39 +0200</pubDate>            
      <lastBuildDate>jeu., 23 nov. 2023 14:14:02 +0100</lastBuildDate>                
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