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    <title>La voix dans tous ses états</title>            
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    <category domain="http://revueties.org/document/index.php?/72-ties">            TIES                    </category>                                                                                                                                                                                                                                                                  
    <language>fr</language>        
    <pubDate>dim., 14 janv. 2018 16:58:29 +0100</pubDate>        
    <lastBuildDate>lun., 20 déc. 2021 14:52:04 +0100</lastBuildDate>            
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    <item>                  
      <title>Polyphonie littéraire et imaginaires de la voix spectrale chez Fédor Dostoïevski </title>                  
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      <description>                                        Cet article a pour but de replacer la poétique de la polyphonie, propre à l’œuvre de Fédor Dostoïevski, dans une histoire culturelle du xixe siècle. Il s’agit donc de considérer dans cette œuvre la superposition de plusieurs imaginaires de la voix. Chez l’écrivain russe contemporain de l’invention du phonographe, les voix présentent souvent un aspect fantomatique et spectral que met particulièrement en évidence l’étude du récit Bobok (1873). Publié en amont des théories de Mikhaïl Bakhtine sur la pluralité des voix, ce texte permet de souligner la transversalité du motif des hallucinations auditives chez Dostoïevski. La reprise des théories spirites dans le récit peut nous apparaître enfin comme une réponse ironique aux accusations de folie dont Dostoïevski lui-même commence à faire les frais dès les années 1870. Cette réponse fictionnelle aux attaques du journal La Voix se double d’une critique des nouvelles conditions médiatiques dans lesquelles Dostoïevski produit son œuvre en général. Avant même l’invention du phonographe, la voix spectrale devient une allégorie du mot imprimé et le signe d’une entrée définitive de la littérature russe dans l’ère médiatique.  This article aims to situate Fyodor Dostoevsky’s poetics of polyphony in the historical perspective of cultural evolutions during the nineteenth-century. It is therefore necessary to consider the coexistence of different “imaginations of voice” in Dostoevsky’s work. Like his contemporary Thomas Edison, the inventor of the phonograph, Dostoevsky creates voices that are endowed with a ghostly and spectral aspect, which is particularly highlighted in the study of his short story entitled Bobok (1873). Published before Mikhail Bakhtin had considered the plurality of voices in Dostoyevsky’s work, this text emphasizes the transversality of auditory hallucinations in his novels. The fictionalization of spiritualist theories in the narrative can therefore appear as an ironic answer to the accusations of madness that the author was the victim of in the early 1870s. His fictional response to the attacks of the liberal newspaper “The Voice” came along with a critique of the new conditions in which Dostoevsky had to produce his work at the age of media. Even before the invention of the phonograph, the spectral voice thus had become an allegory of the printed word and the sign of the definitive entry of Russian literature into the era of the media.                                     </description>                        
      <pubDate>mar., 24 sept. 2019 13:13:41 +0200</pubDate>                    
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    <item>                  
      <title>La désincarnation de la voix chez E.T.A. Hoffmann </title>                  
      <link>http://revueties.org/document/index.php?/ties/la-voix-dans-tous-ses-etats/674-la-desincarnation-de-la-voix-chez-e-t-a-hoffmann</link>                
      <description>                                        Modèle de la présence à soi, la voix doit sacrifier « l’opacité mondaine de son corps », (Jacques Derrida, La voix et le phénomène) : dans son idéalité, elle nécessite l’« effacement du corps sensible et de son extériorité ». La voix me rend présent à moi-même tout en oblitérant mon corps. Elle est ce double mouvement de présentification et de désincarnation. Appliqué à la musique vocale, ce double mouvement se repère dans les contradictions de l’opéra à partir du XIXe siècle. On en repère ici l’origine dans l’œuvre d’E.T.A. Hoffmann. Pour Hoffmann la voix dans la musique sacrée ne vient pas d’un corps qui parle et qui chante, elle est une musica dell’altro mondo. Mais il est convaincu en revanche que l’opéra, genre profane, « doit apparaître comme un tout » : il tente donc de le sauver de l’éclatement qu’il a introduit par le biais de son paradigme vocal issu de la musique sacrée. On verra comment la dynamique de désincarnation de la voix, qui a pour but d’en faire un objet de jouissance au sens lacanien, se déploie dans le genre opératique, à travers deux nouvelles de Hoffmann, Rat Krespel et Don Juan. Considered as the very form of immediate presence, the human voice has to transform “the mundane opacity of its body into pure diaphaneity” (Jacques Derrida, Voice and Phenomenon). This idealistic element requires the “erasure of the sensible body and of its exteriority.” Voice makes a disembodied subject present to oneself. Ever since the nineteenth century this contradiction can be applied to vocal music, especially to opera. E.T.A. Hoffmann’s works can be considered as the sources of a reflection on such contradiction. According to him, voice in sacred music does not come from a speaking and singing body, but is rather music from the other world. On the other hand, he seems to be convinced that as a secular genre, opera “must appear as a whole”: the composer has been trying to save the genre from the rift inherent in his own definition of sacred and vocal music. However, Rat Krespel and Don Juan show the dynamics of disembodiment of voice in the opera in order to provide jouissance in a Lacanian sense.                                     </description>                        
      <pubDate>mar., 24 sept. 2019 14:00:57 +0200</pubDate>                    
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    <item>                  
      <title>Du « ventriloque de Dieu » aux ventriloques du cinéma : trois métamorphoses de la voix </title>                  
      <link>http://revueties.org/document/index.php?/ties/la-voix-dans-tous-ses-etats/698-du-ventriloque-de-dieu-aux-ventriloques-du-cinema-trois-metamorphoses-de-la-voix</link>                
      <description>                                        À partir de trois films – Vivre sa vie (Jean-Luc Godard, 1962), India Song (Marguerite Duras, 1975) et L’Indomptable Leni Peickert (Alexander Kluge, 1970), cet article interroge la voix ventriloque à partir de l’analogie entre cinéma et ventriloquie, et croise ainsi la notion de voix over : celle-ci ventriloque l’image et la met en mouvement comme le ventriloque le ferait d’une marionnette. Mais la voix ventriloque peut aussi ne pas être une voix over. La pluralité des voix cinématographiques fait entendre une voix littéraire et philosophique qui interroge le visible et fait advenir ce qui demeure caché à l’image : l’image de la femme aimée, vampirisée par l’amant artiste dans Vivre sa vie ; l’amour impossible du vice-consul qui s’exprime en un cri ventriloque, métamorphose de sa voix, dans India Song ; l’interrogation du conteur philosophe sur les tourments de l’Histoire dans L’Indomptable Leni Peickert. En persistant à se faire entendre et en expérimentant toutes les potentialités de l’énigme qu’est la voix, la voix ventriloque devient dans les films-essais un geste politique qui refuse de voir l’univocité du monde et métamorphose, dans la tension et la friction entre bande-son et bande-image, le regard et l’écoute.  Based on three films – My Life to Live (Jean-Luc Godard, 1962), India Song (Marguerite Duras, 1975) and The Indomitable Leni Peickert (Alexander Kluge, 1970), this paper aims to examine the ventriloquist’s voice on the basis of the analogy between cinema and ventriloquism. By doing so, I ponder over the notion of voice-over that “ventriloquises” and moves the image as a ventriloquist would do with his dummy. But the ventriloquist’s voice is not always a voice-over. The plurality of cinematic voice allows to hear a literary and philosophical voice that questions the visible and the audible, and allows the revelation of what remains hidden on the screen: the image of the beloved woman, subjugated by the artist lover in My Life to Live; the vice-consul’s impossible love, expressed in a ventriloquist’s scream as a metamorphosis of his own voice in India Song; the interrogation of historic tumults by a philosophical storyteller in The Indomitable Leni Peickert. By persisting in resonating and experimenting all the potentialities of the voice as enigma, the ventriloquist’s voice becomes a political gesture in the essay-films: it refuses to see the world as univocal and transforms the posture of seeing and listening by working on the tension and the friction between soundtrack and image.                                     </description>                        
      <pubDate>mar., 24 sept. 2019 14:39:25 +0200</pubDate>                    
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    <item>                  
      <title>Ethical Engagement with/through the Voice in Edward Bond’s The Under Room </title>                  
      <link>http://revueties.org/document/index.php?/ties/la-voix-dans-tous-ses-etats/699-ethical-engagement-with-through-the-voice-in-edward-bond-s-the-under-room</link>                
      <description>                                        Cet article étudie les diverses façons dont The Under Room d’Edward Bond interroge la voix de façon éthique. L’utilisation explicite de la ventriloquie dans la pièce, qui résulte de la division entre le corps et la voix du personnage immigré, met en scène l’impossibilité de situer l’Autre. Simultanément, Bond aborde implicitement la notion de ventriloquisme idéologique et montre comment la voix d’un personnage peut être exprimée à travers le recours à des clichés et des codes d’expression classiques. Également, l’introduction d’un langage inventé et incompréhensible parvient à représenter le caractère perturbateur de la voix du traumatisme, défiant toute compréhension et toute identification. Cet article cherche à montrer comment ces trois stratégies, tout comme l’impossibilité de toute responsabilité éthique de The Under Room, obligent les spectateurs à accepter l’incertitude et faire l’expérience de la « capacité négative ». This article examines several ways that Edward Bond’s The Under Room addresses the question of how to engage ethically with/through the voice. The play’s explicit use of ventriloquism, achieved through the splitting of the immigrant character into body and voice, dramatizes the impossibility of locating the Other. At the same time, Bond implicitly addresses the notion of ideological ventriloquism by demonstrating how a character’s voice can be taken over by clichés and conventional codes of expression. Last but not least, the introduction of an unintelligible made-up language effectively represents the disruptive aspect of the voice of trauma which defies comprehension and identification. It is my contention that all three strategies in The Under Room constitute an unsettling experience in which the audience is encouraged to embrace uncertainty and suspend judgment, as a way to develop their “negative capability” when faced with the impossibility of ethical responsibility.                                      </description>                        
      <pubDate>mar., 24 sept. 2019 15:02:27 +0200</pubDate>                    
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    <item>                  
      <title>Voix organique et corps chimérique – où passe le personnage ? </title>                  
      <link>http://revueties.org/document/index.php?/ties/la-voix-dans-tous-ses-etats/709-voix-organique-et-corps-chimerique-ou-passe-le-personnage</link>                
      <description>                                        Le cinéma, par les rapports étroits et féconds qu’il noue entre les dimensions visuelle et sonore, apparaît comme un terrain privilégié pour interroger le pouvoir du son, et en particulier celui de la voix, qu’il suffit de faire entendre pour qu’aussitôt prenne corps un personnage. C’est précisément ce que Michel Chion a théorisé sous le concept d’acousmêtre afin de désigner ces personnages que l’on entend mais que l’on ne voit pas. Nous nous proposons de réfléchir sur un acousmêtre contemporain, d’autant plus particulier qu’il apparaît comme parfait : le « personnage » de Samantha dans Her de Spike Jonze (2014), une intelligence artificielle qui va progressivement établir une relation amoureuse avec un jeune homme solitaire. Il s’agit dès lors d’observer comment cet acousmêtre interroge la force et l’ambiguïté des liens qui unissent voix et personnage. Samantha n’existe qu’à travers ses paroles qui, non seulement suffisent à faire oublier sa nature virtuelle, mais plus encore, convoque un corps chimérique. Cependant, la mise en scène ne cesse de marquer la béance laissée par un personnage qui ne peut s’incarner, pointant ainsi la facticité autant que la force du contrat qui associe voix, corps et individu.  Insofar as it closely and productively links image to sound, cinema appears to be a chosen ground to question the power of sound, and in particular the power of voice since only through this media does a character take shape through their voice. This is precisely what Michel Chion theorized through the “acousmêtre” concept in order to designate the characters one can hear but cannot see. This study will concentrate on a contemporary so-called “acousmêtre”, whose the specificity resides in its apparent “perfection.” Indeed, the Samantha “character” in Spike Jonze’s Her (2014) is an artificial intelligence entity that develops a romantic relationship with a solitary young man. The purpose of this article is to understand how this “acousmêtre” questions the intensity and ambiguity of the bonds between voice and character. Samantha only exists through speech but the words she pronounces do not merely make her virtual nature to vanish but they also summon a chimerical body. Yet, the director’s choices constantly point the absence of this character, which cannot be embodied. The movie thus reveals both the artificiality and the strength of the contract associating voice, body and person.                                     </description>                        
      <pubDate>mar., 24 sept. 2019 15:46:20 +0200</pubDate>                    
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    <item>                  
      <title>La voix dans les nouvelles de Katherine Mansfield : de la polyphonie au silence </title>                  
      <link>http://revueties.org/document/index.php?/ties/la-voix-dans-tous-ses-etats/719-la-voix-dans-les-nouvelles-de-katherine-mansfield-de-la-polyphonie-au-silence</link>                
      <description>                                        La littérature moderniste britannique a été le lieu de la remise en question de la voix, que ce soit celle du narrateur ou des personnages, remise en question qui s’inscrit dans la crise épistémologique et ontologique du début du vingtième siècle. Les nouvelles de Katherine Mansfield sont exemplaires de ce point de vue en ce qu’elles brouillent la frontière entre les différentes voix du texte et exercent sur la parole et la voix des personnages une tension qui ne trouve sa résolution que dans un silence paradoxal. S’appuyant sur l’essai de Gilles Deleuze de 1993, « Bégaya-t-il », cet article se propose ainsi d’étudier la complexité des procédés mis en œuvre dans les nouvelles de Mansfield, de voir comment l’effacement de la voix narratoriale introduit une tension entre narration et dialogue, tension qui s’exprime au travers d’une construction polyphonique et d’une violence exercée sur la langue comme sur la « voix » des personnages, notamment par un processus d’hybridation phonétique et graphique.  British modernist literature questioned the very notion of voice, a questioning to be linked with the wider epistemological and ontological crisis of the early twentieth century. Katherine Mansfield’s short stories exemplifies this questioning in the sense that they blur the frontier between the different voices of the text and impose a tension on the speeches and on the different voices of the characters, a tension that can be solved only through paradoxical silences. This paper will study the complex writing processes used in the stories so as to see how the erasure of the narratorial voice introduces some tension between narration and dialogues via a polyphonic structure and a violence at work against language as well as against the characters’ voices, mainly through a process of phonetic and graphic hybridization.                                      </description>                        
      <pubDate>mar., 24 sept. 2019 16:25:11 +0200</pubDate>                    
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    <item>                  
      <title>“Circles Surrounding Stars”: The Optics of O in Elizabeth Bishop and James Merrill </title>                  
      <link>http://revueties.org/document/index.php?/ties/la-voix-dans-tous-ses-etats/728--circles-surrounding-stars-the-optics-of-o-in-elizabeth-bishop-and-james-merrill</link>                
      <description>                                        Cet article explore comment, dans les poèmes d’Elizabeth Bishop et de James Merrill, les figures lyriques constituent leur propre subjectivité à travers l’apostrophe lyrique, ce que j’appellerai ici la langue du O poétique. Plutôt que d’assimiler ce « O » à une tournure vocative, comme cela a pu être le cas dans le passé, je suivrai plutôt la façon dont Bishop et Merrill remettent en question le caractère pluriel, symbolique et iconique des masques que prend l’apostrophe – problématique que l’on peut également assimiler à la tension inhérente à la langue qui existe entre phonie et graphie, entre l’oralité possible du mot et la matérialité de la page écrite. Focused primarily on Elizabeth Bishop and James Merrill, this article is about how lyric speakers constitute their own subjectivity within the apostrophic address or what I consider here as the language of the poetic O. Rather than understand this “O” in a purely vocative way, as has been done in the past, I follow Bishop and Merrill in rethinking its various symbolic, iconic, and material guises—or what we might see as the tension in language between its phonic and graphic existences, between the possibility of the spoken word and the materiality of the written page.                                     </description>                        
      <pubDate>dim., 29 sept. 2019 18:43:42 +0200</pubDate>                    
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    <item>                  
      <title>« Giove trasformato in Diana » : métamorphose et travestissement de la voix dans La Calisto de Cavalli et Faustini </title>                  
      <link>http://revueties.org/document/index.php?/ties/la-voix-dans-tous-ses-etats/740--giove-trasformato-in-diana-metamorphose-et-travestissement-de-la-voix-dans-la-calisto-de-cavalli-et-faustini</link>                
      <description>                                        L’article s’intéresse aux jeux de métamorphose et de travestissement de la voix dans La Calisto, opéra composé par Francesco Cavalli sur un livret de Giovanni Faustini et créé en 1651 à Venise. Dans cet opéra, Jupiter prend l’apparence de Diane pour séduire la nymphe Callisto. L’originalité du travestissement tient à sa nature à la fois visuelle et vocale : Jupiter, rôle de baryton-basse, chante dans une tessiture de soprano quand il apparaît en Diane. Deux possibilités mises en œuvre sur la scène contemporaine sont étudiées à partir de l’exemple de deux productions : choisir pour le rôle de Jupiter un interprète capable de chanter dans les deux tessitures (René Jacobs et Herbert Wernicke, Bruxelles, Théâtre de La Monnaie, 1993) ou confier le rôle de Jupiter travesti à l’interprète de Diane (Christophe Rousset et Mariame Clément, Strasbourg, Opéra national du Rhin, 2017). Dans les deux cas, la voix ne correspond plus à l’être et ne permet plus de le reconnaître, quelle que soit son apparence, mais participe, en tant que masque sonore, à la mise en place d’une illusion. Par des moyens différents, le travestissement invite ainsi à s’interroger sur ce qui constitue l’identité d’un personnage et sur les rapports entre être et paraître. This paper scrutinizes vocal metamorphosis and cross-dressing games in La Calisto, an opera composed by Francesco Cavalli on a libretto written by Giovanni Faustini and first performed in 1651 in Venice. In this opera, Jove takes on Diana’s appearance to seduce the nymph Callisto. The originality of this cross-dressing is due to its dual nature, it is both visual and vocal as Jove, a bass-baritone part, sings in a soprano vocal range when he appears as Diana. Two different choices will be considered (in two productions on contemporary stage): the first consists in chosing an interpreter able to sing Jove’s part in both vocal ranges (René Jacobs and Herbert Wernicke, Brussels, Théâtre de La Monnaie, 1993), and the second in assigning the part of a dressed-up Jove to Diana’s interpreter (Christophe Rousset and Mariame Clément, Strasbourg, Opéra national du Rhin, 2017). In both cases the voice doesn’t match the person anymore and is no longer a way to recognise them, whatever they look like. It then becomes a vocal mask that helps create an illusion. Using different ways, cross-dressing invites us to ask ourselves what makes a character’s identity, and to consider the relations between reality and appearance.                                     </description>                        
      <pubDate>lun., 30 sept. 2019 09:49:40 +0200</pubDate>                    
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      <title> </title>                  
      <link>http://revueties.org/document/index.php?/ties/la-voix-dans-tous-ses-etats/750-</link>                
      <description>                                    </description>                        
      <pubDate>jeu., 03 oct. 2019 14:57:12 +0200</pubDate>                    
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      <title>Introduction </title>                  
      <link>http://revueties.org/document/index.php?/ties/la-voix-dans-tous-ses-etats/751-introduction</link>                
      <description>                                        La Voix dans tous ses états est la trace des réflexions échangées lors du colloque organisé à l’Université Paris-Est Créteil les 8 et 9 septembre 2017, et fait suite au numéro 2/2018 Car Poétique rime avec musique. Ce numéro s’intéresse à la textualité de la voix, au chiasme entre voix et scription. Il s’agit d’écouter les voix dans leur corporéité, mais aussi d’entendre leur spectralité – toutes les voix qui hantent scènes de théâtre et d’opéra, celles à l’œuvre et à la source de discours de fiction et de diction. Les textes réunis explorent les débords, les projets, les possibles comme les impossibles du sens dans une approche à la fois diachronique, translinguistique et transdisciplinaire.                                     </description>                        
      <pubDate>sam., 12 oct. 2019 18:16:27 +0200</pubDate>                    
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